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l'artiste
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pjL 2009
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Il
se dit abstrait car il va très loin dans ce domaine. Peu à
peu, la pensée seule semble le guider et l'analyse qu'il pratique,
à son insu, domine son inspiration, son abord de la matière
et de la couleur. Les processus mentaux inconscients sont dynamiques
et induisent les comportements conscients. Chez lui, conscient et inconscient
s'affrontent constamment pour créer la plénitude, l'équilibre
dans lequel il se sentira parfaitement heureux.L'uvre créée à la fois exigeante et rigoureuse, lyrique et mélodieuse est résurgence d'images intériorisées. Mais son "abstraction" n'en est pas tout à fait une. Les faits sont là, les éléments concrets identifiables sous-tendent la composition discrètement, avec une maestria peu commune. Et ce n'est pas en essayant de se trouver lui-même dans l'uvre que le spectateur entrera en communication avec l'artiste. Il y a trop de force dans le dit et le non-dit de Le Guinio pour qu'on ne soit pas inévitablement entraîné dans un "fondu enchaîné" faisant tour à tour apparaître et disparaître les images offertes, prenant possession de celui qui les reçoit. C'est une autobiographie légère, vivante, qui n'en a pas l'air à première vue. Cette réminiscence permanente, ce déroulement continu est une marche vers un plaisir esthétique dans l'unité de son acception consciente ou inconsciente, dans la joie affirmée de la création. Là est l'expression d'un grand talent. |
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Jeanne Boué-Mathou
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